samedi 1 août 2009

Pour le Développement d’une Agriculture

Pour le Développement d’une Agriculture
Régénératrice au Sénégal.
Rapport National du projet de recherche:
Les Politiques qui Marchent pour L’Agriculture Durable et la
Régénération des Economies Rurales


Ce projet, mis en place par IIED-Londres, vise à soutenir les efforts en
vue de la conception de politiques agricoles plus adaptées, d’un cadre
institutionnel plus propice, et de mécanismes plus appropriés qui
permettent d’entretenir et de soutenir des formes durables d’agriculture
et de régénération des zones rurales susceptibles d’accroître la
production vivrière et les bénéfices, de protéger les ressources naturelles,
de lutter contre la pauvreté et de stimuler de fortes entreprises rurales à
caractère social.
Au Sénégal, l’Institut Rodale, et par la suite GREEN-Sénégal (Groupe de
Recherche et d’Etudes Environnementales) et ses partenaires ont réalisé
des études respectivement sur les thématiques relatives aux politiques
agricoles, aux parties prenantes et aux expériences/îlots de succès. Un
comité national de coordination de l’étude a tenu des réunions
trimestrielles pour s’assurer de la qualité des travaux et de leur
conformité par rapport aux objectifs définis.
L’aire géographique couverte concerne le Bassin arachidier et la zone des
Niayes (région de Thiès, région de Kaolack, région de Fatick, région de
Louga, région de Dakar, région de Diourbel) et la région du Fleuve
(région de Saint Louis) qui sont les plus concernées par la raréfaction
des ressources naturelles et la désertification. Tout au long de ce travail,
quatre axes ont été privilégiés:
(i) la fertilité et la conservation des sols
(ii) l’amélioration des semences
(iii) la restauration de l’environnement
(iv) l’agriculture irriguée.
Les résultats confirment que beaucoup de sociétés traditionnelles ont
souvent pratiqué une certaine forme d’agriculture durable, qui pourrait
policies that work
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servir de base de départ, à améliorer. En fait la plupart de ces sociétés
avaient imaginé des modes adaptés d’exploitation des ressources
naturelles, qui comportaient des obligations strictes de préservation.
Malheureusement ces modèles traditionnels ne fonctionnent plus tout à
fait, compte tenu des mutations culturelles et agraires observées
présentement, ainsi que de l’absence de stratégies de valorisation des
savoirs locaux.
Les paysans ont toujours cultivé une grande variété de spéculations et
réalisé plusieurs activités; cette multifonctionnalité ainsi que la gestion
de la diversité biologique apportent aux paysans et à leurs familles une
sécurité alimentaire et économique et la garantie d’une durabilité du
système.
Cependant, force est de constater que l’agriculture traditionnelle ne
résout pas toujours les exigences quantitatives de production
compatibles avec la croissance de la population. L’agriculture durable
intensive, si elle est bien menée, est économe en environnement, en
espace, en énergie et en intrants chimiques, et fait recours à davantage
de main d’oeuvre.
La stratégie d’exploitation des ressources naturelles n’a de sens pour les
paysans que si elle contribue à conserver la base biologique. C’est
pourquoi il faut insister sur une utilisation qui garantisse non seulement
le maintien et l’entretien de la diversité des espèces et variétés de plantes
et d’animaux, mais aussi la conservation de leurs écosystèmes dans leur
ensemble; l’approche devrait considérer toutes les parties prenantes,
avec leurs objectifs et la rationalité de leurs actions: paysans et bergers,
experts et scientifiques, fonctionnaires et politiciens, pauvres et riches,
hommes et femmes, banquiers et clients, intéressés et médiateursfacilitateurs.

Pour plus d'information:
http://www.iied.org/pubs/pdfs/9174IIED.pdf

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