mercredi 27 mai 2009

La biodiversité en Afrique de l’Ouest: Leçons apprises et perspectives

La biodiversité en Afrique de l’Ouest: Leçons apprises et perspectives

INTRODUCTIONLe terme agro-biodiversité est entendu ici comme ensemble hiérarchisé en niveaux emboîtés de la diversité des gènes au sein d’une espèce donnée (diversité génétique) du nombre et de la richesse des espèces rencontrées dans une zone déterminée d’une région (diversité spécifique) et de la diversité de peuplements, d’habitats et de paysages observée (diversité écosystémique) dans les espaces utilisés par l’homme pour satisfaire ses besoins vitaux particulièrement les besoins alimentaires (agrosystèmes).

Depuis le néolithique, les agriculteurs ont domestiqué, amélioré et conservé des variétés de plantes capables de s’adapter à des terrains ou à des climats variés et répondant à différents besoins.

A chaque récolte ils se sont chargés de veiller à la bonne conservation des semences pour la prochaine saison. Aujourd’hui encore, les populations des pays pauvres dépendent largement des produits de l’agro-biodiversité pour leur alimentation, leur santé et comme source de revenus (Groupe Crucible II, 2001). Cependant au fur et à mesure de l’évolution de l’agriculture, du développement du commerce, de l’accroissement démographique, de l’accélération des migrations, l’agro-biodiversité a été mise à mal à tel point que la base trophique de l’humanité ne repose plus que sur un nombre limité d’espèces cultivées (150 environ). L’alimentation des trois quarts de la population mondiale repose sur 12 d’entre elles tandis que les approvisionnements alimentaires de la moitié de la planète proviennent d’un petit nombre de variétés de quelques espèces végétales seulement. Ce sont les «méga-cultures»: riz, blé, maïs, sorgho, mil, pomme de terre et patate douce (Vernooy, 2003).

En Afrique de l’Ouest, des expériences de conservation de la biodiversité menées depuis la période coloniale ont produit des résultats mitigés voire décevants. C’est pourquoi les botanistes des pays du Sahel, au cours de leur atelier sur «la flore, végétation et biodiversité», tenu au Sénégal en 1998, ont recommandé que soient envisagées des stratégies adéquates visant à permettre une préservation in situ ou ex situ des espèces végétales pour lesquelles la pression est trop forte (Ba et al., 1998).

Dans ce sens, des plans et des projets ont été élaborés dans plusieurs pays. De nombreuses études ont été menées sur les utilisations traditionnelles des ressources végétales par les populations, les rôles des différents acteurs impliqués et les pratiques socioculturelles, transmises de génération en génération visant à concilier les besoins d’utilisation des ressources génétiques par l’homme et la nécessité de leur conservation.Source et lire la suite : http://www.fao.org/docrep/008/y5667f/y5667f04.h

Bio-piraterie en Afrique
Bio-piraterie en AfriqueGRAINaoût 20021. Introduction : Contexte généralDepuis la nuit des temps, les communautés locales utilisent les ressources biologiques pour leurs besoins quotidiens d’alimentation, de médecine traditionnelle, d’habitat, de cosmétique,….En Afrique, le contrôle social de ces ressources biologiques par les communautés est une réalité multi-séculaire dans les villages. Ainsi, les semences et les plantes médicinales sont échangées entre paysans et guérisseurs traditionnels d’une même communauté et/ou de différentes communautés, la vente de ces produits n’étant pas la première préoccupation.Par la suite, avec la création du Système des Nations Unies en général, et la mise en place de l’Organisation pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) en particulier, le système multilatéral s’est saisi du dossier de l’Agriculture et de l’Alimentation, et de ce fait, des ressources génétiques dans le monde. Ainsi, les ressources génétiques appartenaient à toute l’Humanité et n’importe qui, pouvait aller n’importe où, chercher n’importe quelles ressources génétiques. Il n’y avait donc aucune restriction à la collecte de ces ressources dans le monde.

Plus d’info at :http://www.grain.org/briefings/?id=167

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